Le concepteur chinois de GPU Moore Threads a indiqué le 9 août que son chiffre d’affaires du premier semestre avait augmenté de 147,42 % pour atteindre 1,736 milliard de yuans — soit environ 257 millions de dollars US, et davantage que les revenus enregistrés par l’entreprise sur l’ensemble de 2025. Le résultat brut a progressé de 103,78 % à 989 millions de yuans. Par ailleurs, son conseil d’administration a approuvé un projet d’émission d’actions H et de cotation sur le marché principal de Hong Kong.

Toujours déficitaire

Le point de résultat est celui qu’il faut lire avec attention. La perte nette attribuable aux actionnaires s’est réduite de 95,73 % — à environ 11,6 millions de yuans, contre 271 millions un an plus tôt. Cela situe l’entreprise près du point mort, mais pas encore au-delà, et la croissance part d’une base faible.

Une intention, pas encore un dépôt

Le projet à Hong Kong relève d’une résolution du conseil. Aucun calendrier, aucune taille d’opération, aucune valorisation et aucun chef de file n’ont été communiqués, et les précisions ultérieures sont décrites comme non finalisées. Moore Threads a été cotée sur le STAR Market de Shanghai le 5 décembre 2025 ; une seconde cotation lui ouvrirait un accès à des capitaux internationaux que le marché domestique ne peut offrir.

Vérification d’échelle

L’angle de la « Nvidia chinoise » qui accompagne cette entreprise est à peu près surestimé de trois ordres de grandeur. Ce que montrent réellement les résultats, c’est que la substitution domestique des GPU se transforme en chiffre d’affaires à une échelle mesurable plutôt qu’affirmée — l’entreprise attribue la croissance à la demande liée à l’IA pour des GPU à fonctions complètes et à la commercialisation de ses clusters de calcul Kuae.

Deux conversions, deux chiffres

Le même montant de 1,736 milliard de yuans apparaît sous la forme de 257 millions de dollars US et de 252 millions de dollars US dans différents médias couvrant le même dépôt. Le chiffre en yuans est celui qui a été communiqué ; les dollars résultent des calculs de chacun selon son taux de change. Un écart minime, qui prend vite de l’ampleur une fois que le chiffre en dollars devient le titre.