NPR a publié une enquête sur des faux générés par IA de présentateurs de late-night sur 30 août à 11:00 UTC. Le reportage, signé Chloe Veltman, suit des monologues synthétiques attribués à Jimmy Kimmel, Jon Stewart, Sean Hannity et Greg Gutfeld sur YouTube, TikTok, Instagram, Facebook et X.
Le détail d’application qui contredit les déclarations
TikTok, Google et Meta ont tous envoyé à NPR des déclarations décrivant leurs exigences d’étiquetage de l’IA et leurs systèmes de détection. Puis Meta a exigé que NPR soumette un exemple avant de répondre aux questions — et a confirmé avoir retiré la page en question, celle mettant en scène Kimmel, après en avoir été informée par NPR. C’est cette séquence qui compte : la suppression intervenue a été déclenchée par un journaliste. Rien dans le récit ne décrit un système de la plateforme l’ayant trouvée en premier.
Ce qui est encore en ligne
Une vidéo YouTube d’un deepfake de Kimmel commentant Trump était toujours en ligne au moment de la publication, trois semaines après sa mise en ligne, avec plus de 230 000 vues. Un deepfake de Jon Stewart évoquant la Première ministre italienne Giorgia Meloni est sur TikTok depuis plus de deux mois sans aucune étiquette IA visible — un manquement à l’étiquetage, au regard de la propre politique affichée par les plateformes, mesuré en mois.
Pourquoi ce format en particulier
Hany Farid, de Dartmouth, explique l’économie de production : les animateurs sont assis ou debout au même endroit, si bien qu’une seule image fixe peut être animée. « Voici une voix, quinze secondes. Voici un script. C’est parti. » La crédibilité vient du format plutôt que de la fidélité — Kimmel parle bien politique tous les soirs et ces extraits circulent bien quotidiennement, si bien qu’un faux monologue ne nécessite aucun abandon volontaire de crédulité. Jed Rosenzweig, de LateNighter, note que les indices sont peu glamour : gestes étranges, écriture qui ne sonne pas comme du direct, et l’animateur qui disparaît après dix secondes tandis qu’une voix clonée déroule les informations par-dessus des images d’actualité.
Le vide juridique, et un texte largement mal appliqué
L’avocat spécialisé en propriété intellectuelle Louis Tompros décrit cela comme « un petit vide dans la loi » — le droit d’auteur vise les utilisations non autorisées d’œuvres créatives, pas les doubles synthétiques non autorisés de personnes créatives. Quelques États, dont la Californie et le Tennessee, protègent contre les clones de voix et les deepfakes vidéo. Le TAKE IT DOWN Act fédéral est souvent invoqué dans les reportages sur ce problème, mais il ne s’applique pas : il criminalise les deepfakes intimes non consensuels, et non l’imitation dans un cadre de commentaire. Il n’existe pas de recours fédéral ici. Selon une enquête AP-NORC de 2025, environ un quart des Américains continuent de regarder régulièrement les émissions de late-night.
