Databricks a indiqué le 13 août avoir bouclé un tour stratégique de 5 Md$ à une valorisation post-money de 190 Md$, l’un des plus importants financements privés jamais levés par une société logicielle.
Qui a signé les chèques
Coatue a mené l’opération. Blackstone, MGX, des comptes conseillés par T. Rowe Price et le nouvel investisseur Sixth Street Growth ont participé, aux côtés de premiers investisseurs comme BOND, Clearlake Capital, Point72, Premji Invest et TPG. La valorisation est supérieure de 42 % aux 134 Md$ fixés en février 2026 — soit environ 56 Md$ de valeur papier supplémentaire en six mois.
Le chiffre sur lequel repose le prix
Databricks affirme que son revenu annualisé a dépassé 7 Md$ au deuxième trimestre, avec une croissance de plus de 80 % sur un an. Cela place le tour à environ 27x le revenu annualisé — un niveau élevé, mais pas le multiple habituellement associé à une société qui continue de croître de 80 % à cette échelle.
Les deux lignes de produit à surveiller
Lakehouse dépasse un revenu annualisé de 1,5 Md$ et croît de plus de 100 % sur un an. Lakebase, le produit Postgres serverless destiné aux applications vers lesquelles écrivent les agents, a franchi les 100 M$ de revenu annualisé. Databricks dit compter plus de 1 000 clients au-dessus de 1 M$ et plus de 100 au-dessus de 10 M$ — une concentration qui rend lisible, pour les investisseurs de fin de tour, un modèle commercial d’entreprise à huit chiffres.
Ce qui n’est pas divulgué
Le revenu annualisé est une photographie annualisée d’une période récente, pas un chiffre d’affaires reconnu, et Databricks est privée : aucune de ces données n’est auditée. La rentabilité n’est pas évoquée dans l’annonce, pas plus que la rétention nette du revenu — les deux indicateurs qui permettraient de distinguer une expansion durable d’un important relais de coûts d’inférence IA.
Pourquoi lever des fonds malgré tout
Une entreprise avec une telle croissance n’a pas besoin de 5 Md$ pour fonctionner. Elle en a besoin pour acheter de la puissance de calcul, financer des acquisitions et offrir de la liquidité aux salariés et aux premiers actionnaires sans passer par une cotation. Chaque levée à une valorisation plus élevée repousse aussi le moment où le marché public pourra fixer le prix des mêmes chiffres.
