OpenAI a déployé ChatGPT Voice jeudi soir dans ses applications de bureau macOS et Windows, avec un lancement mondial en version finale plutôt qu’en aperçu. Il fonctionne sur GPT-Live, le modèle vocal full-duplex qu’OpenAI a lancé sur mobile le 8 juillet, et qui écoute et parle en même temps au lieu d’alterner de façon rigide.

La fonctionnalité concrète

Voice est présenté comme un superviseur, et non comme un outil de dictée. Il peut lancer de nouvelles tâches, vérifier l’état du travail déjà en cours, poser des questions sur les agents et ajuster des agents exécutant des tâches en parallèle — tout cela pendant que l’utilisateur fait autre chose. Les actions à l’écran passent par l’outil Computer Use existant d’OpenAI, en fonction des autorisations déjà accordées à Work ou Codex. Il accède aux fichiers locaux et à des connecteurs comme Slack, GitHub et Notion.

Une application, trois surfaces

ChatGPT Work a été lancé le 9 juillet, lorsque OpenAI a intégré Codex à l’application de bureau ChatGPT. Chat, Work et Codex sont désormais trois surfaces d’un même programme. Work prend un objectif, le décompose, fonctionne pendant des heures dans des applications connectées et renvoie des documents, tableurs, présentations ou applications web terminés plutôt que des réponses de chat. Fortune rapporte qu’il a atteint environ 10 millions d’utilisateurs après son lancement.

Où et comment

Disponible sur Plus, Pro, Business, Edu et Enterprise — pas sur Free, et pas sur le web. Il peut aussi être piloté depuis l’application ChatGPT sur iOS via la fonction de jumelage Remote ; Android est « bientôt disponible ». Un raccourci clavier global programmable par l’utilisateur permet de le lancer. Sur macOS, un réglage facultatif de contexte d’écran active les « Appshots », permettant à ChatGPT de faire référence à la fenêtre au premier plan.

Lecture concurrentielle

L’application de bureau fusionnée vise Claude Desktop, et le comportement de tâches en arrière-plan rappelle Claude Cowork d’Anthropic ; Codex concurrence Claude Code, qui a ajouté en mars une fonction vocale push-to-talk. OpenAI n’a publié aucune nouvelle mesure de protection spécifique à la voix ni aucune limite au nombre d’agents en parallèle.