Nvidia et Safe Superintelligence ont annoncé un partenariat stratégique de long terme à 13:00 UTC le 27 juillet. Le laboratoire d’Ilya Sutskever, fondé en 2024 et dirigé avec Daniel Levy, n’a rien publié publiquement. Il a désormais cédé une participation à son fournisseur de puces en échange d’une hausse d’un ordre de grandeur de sa capacité de calcul.
Ce que les entreprises ont réellement dit
Le communiqué indique que Nvidia "a également réalisé un investissement dans SSI" et que l’accès à la plateforme Vera Rubin permettra à SSI d’augmenter sa puissance de calcul "d’un ordre de grandeur." Sutskever : "Nous avons des recherches qui méritent d’être amplifiées, et disposer d’un grand ordinateur NVIDIA nous permettra de le faire." SSI a par ailleurs décrit l’investissement comme substantiel et l’augmentation de la puissance de calcul comme 10x en 12 mois. Les investisseurs existants nommés dans le communiqué : Andreessen Horowitz, DST Global, Greenoaks et Sequoia.
Le chiffre qui n’apparaît pas dans le communiqué
Les titres évoquent un montant de 5 milliards de dollars. Ce chiffre n’apparaît nulle part dans l’annonce de Nvidia, nulle part dans les commentaires de SSI, et nulle part dans la publication aux investisseurs — il provient du fil d’agence Bloomberg et Reuters, et une source d’un média n’évoquait que des "plusieurs milliards". La valorisation de 32 milliards de dollars qui circule avec ce montant provient des données PitchBook sur un tour précédent, et non d’une nouvelle valorisation post-money pour cette opération ; SSI a levé plus de 7 milliards de dollars à ce jour. Associer ces deux chiffres laisse entendre un tour valorisé qui n’a jamais été annoncé.
Pas exactement un financement
La structure compte plus que le montant. Il s’agit d’un investissement en actions assorti d’un engagement à acheter de la puissance de calcul sur le matériel de nouvelle génération de l’investisseur — le schéma circulaire désormais visible dans les opérations de Nvidia avec OpenAI et en Corée. Nvidia parle de partenariat, ce qui est plus honnête que d’appeler cela une levée. Aucun pourcentage de capital, aucune structure de warrants, ni aucun nombre de GPU n’ont été divulgués, de sorte qu’il est impossible de déterminer à partir des informations publiques s’il s’agit d’argent contre actions ou de crédits de calcul déguisés.
Ce que Nvidia achète
Pas du chiffre d’affaires. Toute la proposition de SSI repose sur le fait qu’elle ne lancera pas de produits intermédiaires. Ce que Nvidia obtient, c’est une place au cœur de la recherche de pointe plutôt qu’une relation client à ses côtés — et le dernier laboratoire d’importance qui n’avait pas encore pris d’engagement envers un fournisseur de silicium est désormais engagé.
