Sheba Medical Center a signé un accord avec OpenAI, annoncé à 04:09 UTC le 28 juillet, devenant ainsi le premier hôpital hors des États-Unis à accéder à la suite de modèles de santé de l'entreprise. L'accord a été signé avec Nate Gross, responsable santé d'OpenAI.

Ce que couvre l'accord

Accès à ChatGPT Health, lancé en janvier 2026, ainsi qu'aux modèles médicaux dédiés d'OpenAI — avant le déploiement à grande échelle aux États-Unis. Les équipes cliniques de Sheba participent au développement produit, et les protocoles cliniques de l'hôpital doivent être intégrés aux systèmes. Une délégation de Sheba se rend au siège d'OpenAI en août.

La structure de l'accord

Il faut le lire attentivement, car « l'hôpital adopte OpenAI » n'est pas ce qui s'est passé. Aucune valeur contractuelle n'a été divulguée, aucun volume de patients, aucun service nommé ni aucune donnée de résultats. Ce qui est décrit, c'est un accès anticipé assorti d'un co-développement : OpenAI obtient un important partenaire clinique avec lequel développer ses modèles, et Sheba obtient les modèles en premier. Il s'agit d'une relation de recherche avec une option commerciale associée, et non d'un déploiement. La présentation de Sheba comme « premier hôpital au monde propulsé par l'IA » relève de sa communication, pas d'un constat mesuré.

La position réglementaire

Ces modèles ne sont pas des dispositifs médicaux réglementés par la FDA. Un modèle généraliste répondant à des questions cliniques occupe une zone grise de la réglementation des dispositifs médicaux que les régulateurs des deux côtés de l'Atlantique n'ont pas comblée — ce qui explique en partie pourquoi le co-développement au sein d'un hôpital, plutôt qu'un produit homologué vendu à un client, est aujourd'hui la structure viable.

Pourquoi Israël

Sheba gère l'un des plus importants dispositifs d'innovation en santé numérique au monde et a une longue histoire de site pilote pour les technologies médicales, avec un système de santé national dont les dossiers sont exceptionnellement bien numérisés et centralisés. Pour une entreprise qui a besoin de boucles de retour clinique plus rapides que ne le permettent les cycles américains de réglementation et d'achat, cette combinaison est essentielle. C'est aussi, fait notable, une juridiction où OpenAI peut itérer sans accumuler de dossier de responsabilité aux États-Unis.

Note sur les sources

Le reportage repose sur deux médias israéliens ; ni OpenAI ni Sheba n'ont publié de communiqué de rédaction, ce qui constitue une base probante plus mince que celle qu'impliquerait normalement un partenariat hospitalier de ce profil.