Le Korea Employment Information Service a publié le Employment Issues trimestriel le 31 août, consacré à l’IA et au marché du travail. Le propre horodatage de mise en ligne du PDF indique 09:55 KST00:55 UTC. Il attribue un score d’exposition à l’IA à 415 professions en le comparant à la base nationale des professions et aux dossiers de l’assurance-emploi.

Les chiffres

19,1 % des assurés de l’assurance-emploi — 2 916 000 sur 15 275 000 — relèvent du groupe à forte exposition. Ce groupe est plus jeune que l’ensemble de la population active : âge moyen de 40,2 ans contre 45,7 ans au total. L’exposition moyenne à élevée par tranche d’âge atteint 53,1 % chez les travailleurs dans la trentaine, 44,1 % chez les moins de 30 ans, 42,7 % chez les quadragénaires, 27,2 % chez les quinquagénaires et 19,2 % chez les 60 ans et plus. Une enquête distincte auprès de 2 297 établissements a constaté un taux d’adoption de 28,6 %, dont 75,6 % des adoptants utilisent l’IA générative.

Le haut du classement

Les professions les plus exposées sont les avocats, puis le personnel administratif juridique, les conseils en brevets, les techniciens des sciences de la vie et les comptables. Cet ordre est la clé de l’ensemble du rapport. S’il s’agissait d’un indice de substitution, les avocats ne seraient pas en tête. C’est un indice de chevauchement des tâches — une mesure de la part du travail d’une profession qu’un modèle peut accomplir — et les professions réglementées obtiennent les scores les plus élevés précisément parce que leur travail est documentaire. Le chevauchement n’est pas la substitution : les tâches qu’un modèle peut accomplir et celles qu’un employeur est autorisé à lui confier ne forment pas le même ensemble, et l’écart est le plus marqué là où il existe des licences professionnelles.

Ce que le cadrage habituel ignore

La couverture a parlé d’« un travailleur coréen sur cinq exposé à l’IA » et de « la moitié des trentenaires à risque », en transformant un score de chevauchement en prévision de risque. L’analyse du rapport bloque cette lecture. Elle constate que les nouvelles entrées dans l’assurance-emploi ont reculé dans tous les groupes d’exposition — faibles comme élevés, ce qui correspond à un ralentissement général des embauches, et non à des suppressions de postes provoquées par l’IA. Elle attribue en outre la baisse des embauches chez les jeunes principalement à la contraction de la cohorte des jeunes, un fait démographique qui serait à l’œuvre avec ou sans IA.

La seule comparaison vraiment parlante

L’indice d’emploi des jeunes de 2022 à 2025 s’établit à 86,6 pour les professions à forte exposition, contre 92,5 pour les professions à faible exposition. Cet écart est le résultat le plus révélateur du rapport, et il représente environ six points sur trois ans — un écart réel, mesurable et nettement plus modeste que les titres qui l’ont amplifié.