Meta injecte encore davantage d’argent dans le plus grand centre de données qu’elle ait jamais construit. Le 13 juillet 2026, l’entreprise a indiqué que son campus IA « Hyperion » à Richland Parish, en Louisiane, passerait de 2 gigawatts prévus à 5 gigawatts de capacité de calcul, et que l’investissement engagé plus que doublerait — d’environ 27 milliards de dollars annoncés en octobre à plus de 50 milliards de dollars.
Un site à un quart de billion de dollars
La somme affichée ne représente qu’une partie de la facture. Bloomberg a rapporté que les dépenses totales sur le site dépasseront 250 milliards de dollars sur sa durée d’exploitation, une fois pris en compte les puces, l’électricité et des années d’activité — un montant qui ferait d’Hyperion l’un des projets d’infrastructure privée les plus coûteux de l’histoire américaine. Meta s’engage aussi à consacrer plus de 1 milliard de dollars à des améliorations locales des routes, de l’eau et des réseaux d’assainissement autour de cette zone rurale.
L’incitation de l’État
La Louisiane soutient le projet. Le gouverneur Jeff Landry a signé une exonération de taxe sur les ventes de 20 ans pour accompagner la construction, dans le cadre d’un ensemble d’incitations que les États multiplient pour attirer les campus des hyperscalers, ainsi que les emplois de construction et la base fiscale qu’ils promettent. Meta vise une mise en service de 2 GW d’ici 2030, le reste de la capacité devant être déployé ensuite par phases.
Pas le projet de l’Alberta
Hyperion est distinct du centre de données canadien dont Meta a lancé les travaux ce mois-ci en Alberta ; les deux projets constituent des volets parallèles d’une montée en capacité mondiale. Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, présente cette expansion comme le socle physique de la « superintelligence personnelle », et l’entreprise a indiqué qu’elle dépenserait « des centaines de milliards de dollars » en calcul pour y parvenir.
Le problème de l’électricité
Un campus de 5 GW correspond à la consommation électrique d’un petit pays, et il s’inscrit de plein fouet dans la grande question d’infrastructure de l’année : d’où viendra l’électricité et qui la paiera. Cette montée en puissance intervient la même semaine où la Maison Blanche aurait demandé aux fournisseurs d’électricité et aux exploitants de centres de données de veiller à ce que l’explosion de la demande liée à l’IA ne fasse pas grimper la facture des clients ordinaires — une tension que tout projet à l’échelle du gigawatt doit désormais gérer.
