La startup londonienne d'optique informatique Olix a annoncé le 3 août un tour de table de série B de 312 millions de dollars, sur la base d'une valorisation post-money de 3,3 milliards de dollars. Fondée en 2024, l'entreprise conçoit des systèmes d'inférence qui transfèrent les données entre puces à l'aide de la lumière plutôt que du cuivre, en vendant des racks complets comprenant lasers, réseau et logiciel. Sa plateforme X-1 répartit un modèle sur de nombreuses puces spécialisées, chacune prenant en charge une étape de la génération de tokens ; l'accélérateur de décodage DX-1 est présenté comme capable de traiter plus de 10 000 tokens par seconde et par utilisateur sur des modèles de 100 milliards de paramètres.

Qui participe réellement au tour de table

La formulation de l'entreprise est sans ambiguïté : le tour de table « a inclus Fundomo, Arm et Hudson River Trading, ainsi que des investisseurs individuels parmi lesquels Reed Hastings ». Les investisseurs déjà présents Hummingbird Ventures, Crane, Plural, Creandum, Phoenix Court et Transition ont tous remis au pot. Nick McKeown, de Stanford, rejoint le conseil d'administration ; Matt Briers, ancien directeur financier de Wise, devient directeur financier.

Trois erreurs déjà en circulation

D'abord, le chef de file. Deux médias ont présenté l'opération comme « menée par Fundomo » et un troisième a cité trois investisseurs chefs de file. Le communiqué n'en désigne aucun — c'est la couverture qui a ajouté cette structure. Deuxièmement, la devise : les montants sont en dollars américains, mais le tour a été repris comme 312 millions de livres pour une valorisation de 3,3 milliards de livres, et présenté avec un titre parlant d'une valorisation « supérieure à 2 milliards de livres ». Troisièmement, l'arithmétique. Les 220 millions de dollars de février plus les 312 millions de dollars d'août font 532 millions de dollars, contre un article évoquant au total « plus de 300 millions de dollars » levés.

Ce que finance cette valorisation

Le multiple est la véritable histoire, celle que le chiffre masque. Olix a à peu près triplé sa valorisation en environ six mois, alors que sa plateforme X-1 n'en est encore qu'à la conception et aux tests, que son accélérateur de décodage DX-1 n'atteindra pas les clients avant le second semestre 2027, et qu'aucun client n'a été nommé ni aucun chiffre d'affaires divulgué. La fabrication de composants photoniques avec des rendements compétitifs reste un problème non résolu.

L'argent public dans le capital

La couverture du tour — mais pas le communiqué de l'entreprise — indique que le fonds de capital-risque Sovereign AI du gouvernement britannique est un investisseur existant qui a accru son engagement, le ministre de l'IA présentant Olix comme le type d'entreprise ambitieuse que le programme veut soutenir. Il s'agit d'un suivi de taille non divulguée dans une société de conception sans revenus, et non d'une nouvelle allocation de puissance de calcul souveraine.