L’outil vidéo de Google, Vids, a gagné le 16 juillet sa fonctionnalité la plus personnelle à ce jour : des avatars IA de l’utilisateur lui-même, générés à partir d’un selfie et d’un court enregistrement vocal, qui prononceront n’importe quel script face caméra — pas de tournage, pas de reprises, pas d’appréhension devant l’objectif.
Comment cela fonctionne
Les utilisateurs téléchargent un selfie et enregistrent un bref extrait vocal ; Vids crée un avatar qui leur ressemble et leur ressemble en voix, prêt à présenter le script qu’on lui confie. Les cas d’usage évidents sont l’ossature peu glamour de la vidéo d’entreprise : modules de formation, démonstrations produit, vidéos d’intégration et annonces qui, jusque-là, nécessitaient soit une présence à l’écran, soit un prestataire.
Les garde-fous
Google a strictement encadré le consentement. Les avatars sont limités à la ressemblance du titulaire du compte et liés au compte Google ; la fonctionnalité est réservée aux utilisateurs âgés de 18 ans et plus, disponible dans certaines régions, et chaque clip généré comporte un filigrane invisible SynthID pour la détection de provenance. L’objectif de conception est explicite : l’auto-impersonation comme fonctionnalité de productivité, l’impersonation de tiers exclue au niveau du compte.
Gemini Omni s’ajoute au service
En plus des avatars, le modèle de génération Gemini Omni de Google arrive dans Vids, apportant la création et l’édition à partir de prompts : créer une vidéo à partir de descriptions écrites et d’images de référence, remplacer des arrière-plans, corriger l’éclairage de séquences filmées sur téléphone et appliquer des effets — avec la prise en charge d’éditions itératives pas à pas qui affinent une vidéo sans repartir de zéro.
Qui en bénéficie
Les fonctionnalités sont en cours de déploiement pour les abonnés Google AI Pro et Ultra ainsi que pour les clients entreprises de Workspace. Cette évolution bouscule des fournisseurs d’avatars dédiés comme HeyGen et Synthesia par le côté plateforme : ce qu’ils vendent comme produit, Google l’intègre désormais à la suite Workspace que la plupart de leurs clients cibles paient déjà — le cadrage de TechCrunch selon lequel Vids devient une plateforme vidéo tout-en-un plutôt qu’un simple outil de présentation paraît de plus en plus littéral.