Le matériel d'IA le plus attendu se précise — par le biais d'enquêtes journalistiques, et non d'une présentation officielle. Selon Mark Gurman de Bloomberg, le premier appareil d'OpenAI, développé avec la start-up de design de Jony Ive, io, sera une enceinte intelligente portable, sans écran, présentée comme un « compagnon IA à visage humain qui vit à la maison. » OpenAI n'a pas confirmé ces détails ; tout ce qui suit relève donc du reportage, et non d'une annonce produit.
Une enceinte qui bouge
La nouvelle précision la plus marquante : l'appareil intégrerait des éléments mécaniques capables de bouger d'eux-mêmes, afin de donner une impression de vie plutôt que de se contenter de répondre à des commandes. Il s'appuierait sur des données personnelles — le reportage cite des e-mails — pour apprendre à connaître son propriétaire au fil du temps et contrôler des objets connectés ainsi que la lecture de contenus multimédias. Il n'y a pas d'écran, et aucun détail n'a été confirmé concernant une caméra ou des capteurs, au-delà du mouvement.
Propulsé par GPT-Live
La voix de l'appareil reposerait sur GPT-Live, le mode vocal ChatGPT plus naturel et avancé qu'OpenAI a déployé ce mois-ci, capable d'écouter et de parler simultanément. C'est sur cette base logicielle qu'OpenAI parie pour faire en sorte qu'un appareil compagnon paraisse conversationnel plutôt que transactionnel.
Calendrier et prix
OpenAI viserait un lancement de l'appareil en 2026 et une commercialisation en 2027, pour un prix attendu d'environ 200 à 300 dollars. L'effort matériel découle de l'acquisition de io pour 6,5 milliards de dollars par OpenAI, qui a fait entrer dans l'entreprise l'équipe LoveFrom d'Ive ainsi que d'anciens ingénieurs de l'iPhone et du Mac d'Apple.
L'ombre du contentieux
Ce reportage intervient en plein conflit : Apple a poursuivi OpenAI ainsi que d'anciens employés, dont le responsable matériel Tang Tan, en les accusant d'appropriation de secrets commerciaux liés précisément à cet appareil. Les détails qui filtrent désormais renforcent les enjeux de cette affaire — et ceux de la tentative d'OpenAI de transformer un chatbot en présence physique dans les foyers.
